Le non respect de la constitution ou la mauvaise interprétation de celle-ci est la cause de plusieurs crises politiques en Afrique. Nous avons de plus en plus sur notre continent des dirigeants certifiés es "manipulation de la constitution" qui s'en servent pour s’éterniser au pouvoir et des opposants qui trouvent en certaines décisions constitutionnelles des prétextes valables pour appeler le peuple à manifester dans les rues. Mais en réalité, menons-nous le bon combat en demandant la non modification de la constitution? Ne devons-nous pas plutôt exiger que cette modification se face de façon constitutionnelle?

Sans être un juriste ou un spécialiste du droit constitutionnel, je peux affirmer que les constitutions Africaines prévoient un mécanisme de modification au cas où l'on voudrait modifier l'un de ces articles; referendum. Le peuple qui vote la constitution est le seul à pouvoir la modifier. Notre véritable combat serai donc de ne pas exiger "la non modification des constitutions" mais plutôt d'exiger que "la modification se fasse dans les règles" c'est à dire par la consultation du peuple. Vouloir exiger la non modification pur et simple est en soit un acte antidémocratique. Au Congo Brazaville, le président SASSOU GUESSO s'apprête à modifier la constitution de son pays pour se représenter aux prochaines élections présidentielles. La question qu'il faut se poser est de savoir s'il en a le droit ou pas? Apparemment oui, mais par quel moyen va t-il le faire? Voila là où devrai se poser le problème. Les opposants Congolais doivent exiger que cette modification se fasse dans les règles, un referendum doit être organisé pour permettre au peuple de se prononcer par un  "oui" ou par un "non" si la constitution doit être modifiée. En Côte d'Ivoire, l'opposition regroupée au seins de la coalition nationale pour le changement(CNC) doit exiger et obtenir du président sortant Alassane Ouattara un referendum pour la modification ou non de l'article 35 car la constitution lui autorise également de modifier la constitution pour se représenter. Modifier une constitution sans consulter le peuple, sans passer par un referendum est une violation grave de celle-ci. MENONS LE BON COMBAT.

Ne pas mener le bon combat c'est jouer le jeux des déstabilisateurs. Les constitutions Africaines qui ont été rédigées par le colonisateurs présentent des failles qu'il faut immédiatement réparer. Les colonisateurs l'avaient rédigé en faisant en sorte de pouvoir s'en servir pour nous manipuler à leur guise. Ils s'en servent pour faire des coups d’états, ils s'en servent pour permettre à leurs pantins de s’éterniser au pouvoir. Que les peuples d'Afrique sachent qu'un véritable combat doit être mener pour le strict respect de la constitution.

Thierry MBEPGUE - Combattant de la Liberté